Histoire romancée, peu différente de notre Histoire moderne, mais tout s'accélère : les petits chefs ont remplacé les rois, les religions perdurent mais se battent entre elles,l'argent est roi, la caisse est vide, mais la distribution de milliards n'a jamais connu un tel essor !
Samedi 10 août 1985 :
Si le téléphone n’existait pas, nous serions moins au courant des problèmes des autres.
Comme j’écris pour ne pas perdre l’habitude, j’évite d’être pessimiste. Mes petits maux de tête, de gorge, d’appareil digestif… ne sont rien auprès des maux dont souffrent tant d’autres.
Avons Stéphane dans nos murs. Il dort dans sa chambre, en bas, alors que Mikaël préférait le haut.
Dimanche 11 août 1985 :
Ce matin tempête. Cet après-midi, j’ai prévu de partir pour Morlaix. Mais ce n’est pas un temps pour voyager. Enfin, il fera peut-être meilleur cet après-midi ?
Un brouillon, c’est bien, on raye, on surcharge, l’on peut raconter ce que l’on veut, surtout que le temps n’est pas limité. C’est mon cas en retraite. Pas besoin de recopier au propre !
Mikaël aime jouer, Stéphane aussi.
Lundi 12 août 1985 :
Mithé m’a paru assez pessimiste après son dernier voyage à Morlaix. Mon père lui a déclaré : « Ils vont tous me laisser seul ».
Je suis donc venu me rendre compte de la situation. Il se reposait quand je suis arrivé, il n'a ouvert les yeux que lorsque j'ai sa feuille médicale et m'a dit : " Tiens, tiens, qu'est-ce que je vois ! "
En fait, il m’a accueilli comme d’habitude, content d’avoir une visite, ne sachant trop d’où je venais, mais me demandant pourquoi Annick n’était pas avec moi..
Lui ayant expliqué qu’en juillet, elle avait beaucoup d’occupations avec ses petits-enfants, il m’ a répondu « c’est vrai que vous ne pouvez pas toujours être là et que vous avez tous votre travail à exécuter.
Il a très bien compris que Marie-Thérèse puisse être retournée à Saumur pour s’occuper de ses affaires.
Mercredi 14 août 1985 :
Me voilà de retour au Fort. Ce matin, tempête. Le mois d’août a été pourri pour les vacanciers.
A suivre