Histoire romancée, peu différente de notre Histoire moderne, mais tout s'accélère : les petits chefs ont remplacé les rois, les religions perdurent mais se battent entre elles,l'argent est roi, la caisse est vide, mais la distribution de milliards n'a jamais connu un tel essor !
Pépé Alan et son petit-fils
Un jour, curieux comme tous les enfants, il lui a posé des questions sur « sa » guerre, mais qui sait les blessures morales endurées par un être humain au cours d’un conflit, il n’aimait pas beaucoup raviver ses souvenirs-là…
Voici un extrait de l’hôpital de Riom, où il fut hospitalisé en 1916, qui en dit long sur ses blessures.
« Le soldat Alan du 41ème régiment d’infanterie, blessé le 28 octobre 1915, plaies pénétrantes de poitrine par éclats d’obus, fracture de la 11ème côte, poumon et foie intéressés, mauvais état général. Sommet soufflant, amaigrissement.
A Riom le 17 février 1916 »
Et son petit-fils raconte : « Je lui avais demandé, sur un ton badin, comment il avait vécu ces journées interminables dans les tranchées, pourquoi il ne racontait jamais rien de ses combats, combien il avait tué d’Allemands, et puis, et puis…
Il m’avait regardé longuement, comme étonné par mes questions. « Ça ne se raconte pas, c’est un grand malheur. Les copains… ».
Moi, je voulais savoir, comme tous les gosses de douze ans ; je parlais à un héros. Il parut irrité et, d’une voix qui me parut plus forte que d’habitude, me dit : « regarde ce que fait la guerre ! ». Il remonta son maillot de corps et me tourna le dos : trois trous, ou plutôt des crevasses, larges comme des soucoupes, lui déformaient le dos…
Je ne dis plus un mot et jusqu’à ce jour, jamais je n’ai répété à quiconque la conversation que nous avons eue. Je n’en sus pas plus, mais je compris qu’il fut toute sa vie marqué par la guerre, physiquement et moralement. »
A ma famille, à mes amis, je suis toujours heureux de recevoir vos commentaires. Merci. Papynet