Histoire romancée, peu différente de notre Histoire moderne, mais tout s'accélère : les petits chefs ont remplacé les rois, les religions perdurent mais se battent entre elles,l'argent est roi, la caisse est vide, mais la distribution de milliards n'a jamais connu un tel essor !
20/11/84
Me voici revenu à Fort-Bloqué. Philippe est à l’hôpital, clinique du Ter, Coralie malade, crise d’asthme( ?), j’ai repris la voiture pour aller à la pharmacie, et me suis rappelé que « tant que tu peux être utile à quelque chose… »
Hier matin en quittant Morlaix, je n’avais pas le moral. Pépé souffrant la veille, j’ai mal dormi en pensant à son état. Avant de quitter Morlaix, je suis passé par l’hôpital, où je l’ai regardé sans qu’il me voie, ne voulant pas le déranger car il semblait se reposer. Le fauteuil roulant étant auprès de son lit, je suppose qu’il l’aurait ensuite mené au réfectoire, puis qu’il serait fatigué d’être resté assis.
Triste, j’ai pris la route en pensant à lui. Mais, dans les Monts d’Arrée, je pensais plutôt au brouillard épais et à la conduite. A Braspart, j’ai eu le réflexe d’éviter une « chauffeuse » imprudente.
Au Fort, la journée a été assez animée pour me faire oublier mes états d’âme de Morlaix.
Philippe est sorti de la clinique hier soir à 19h30. Il boîte, mais devrait vite être remis sur pieds.
Coralie va mieux ce soir. Annick a besoin d’aide, physiquement et moralement.
A suivre