Histoire romancée, peu différente de notre Histoire moderne, mais tout s'accélère : les petits chefs ont remplacé les rois, les religions perdurent mais se battent entre elles,l'argent est roi, la caisse est vide, mais la distribution de milliards n'a jamais connu un tel essor !
Mercredi 14/11/84
Je suis seul à la Fouasserie dans la maison de mon père. Une odeur désagréable dans la cuisine difficile à éliminer. Peut-être avec de l’eau javellisée ? Je frotte le ciment, il faut y croire, mais… !
J’ai écrit et téléphoné à Annick, seule dans son Fort. Une semaine sans être ensemble, ça va… trois, bonjour les dégâts ! Nous sommes tellement habitués ensemble.
Je monte dans mon pigeonnier… ma mansarde. Brrrr… !
16/11/84
Je viens de passer une heure à l’hôpital. Pépé dormait, sans avoir l’air de souffrir.
A midi, il va au réfectoire sur un fauteuil roulant avec d’autres infirmes, et mange avec eux. Plus tard, il demandera une table à part où il sera seul.
Il a beaucoup maigri.
Hier soir, jusqu’à 23h, mes cousins François et Marcelle m’ont reçu chez eux et nous avons beaucoup bavardé. Que de souvenirs sont remontés à la surface
Ce midi, j’ai mangé en compagnie d’autres cousins, Eugène et Annick à Euromarché, et, là aussi, sans arrêt, nous avons parlé, parlé…
Depuis deux ou trois jours, il y a de la glace sur la voiture le matin. J’ai eu du mal à introduire la clef dans la serrure.
Aujourd’hui, je suis resté un peu plus longtemps avec Pépé, car Joseph et Christine étaient absents.
17/11/84
Je suis loin d’être en vacances. Je vois mon père qui décline rapidement, ses gémissements, ses draps dans un état que je n’ose décrire, ses jambes décharnées, et ses bras, et le reste… son entourage de fin de vie...
Tristesse de la vieillesse, leurs maux, leurs souffrances morales, leurs rares moments de détente…
à suivre