Histoire romancée, peu différente de notre Histoire moderne, mais tout s'accélère : les petits chefs ont remplacé les rois, les religions perdurent mais se battent entre elles,l'argent est roi, la caisse est vide, mais la distribution de milliards n'a jamais connu un tel essor !
Ce fut la semaine la plus longue de ma vie ! Je comptais les jours, puis les heures et les minutes !
Le jeudi attendu arriva enfin…grand-père ou plutôt son train entra en gare dans un énorme panache de vapeur. Des mécaniciens se précipitèrent pour dételer les wagons sur une voie de garage. La locomotive resta seule avec son tender au ralenti… soufflant et grondant comme un gros dragon noir dont je n’avais même pas peur… puisque Pépé avait « dompté » ce dragon là depuis longtemps…
Mon grand-père me hissa dans la locomotive. Les deux hommes de l'équipage manœuvrèrent un tas de leviers, ouvrirent des robinets en cuivre, scrutèrent des cadrans mystérieux et…. la locomotive s’ébranla !
Je n’avais pas assez de mes deux yeux pour tout voir, de mes deux oreilles pour tout entendre et de mon nez pour tout sentir !
Royalement, nous parcourûmes les 3 kilomètres qui nous séparaient du dépôt, lieu de repos de la machine pour la nuit.
Pépé me ramena sur le porte bagage de son cyclomoteur à la maison.
Je ne dis rien à personne en rentrant, me réfugiant dans ma chambre pour tenter de garder le plus longtemps possible ce petit moment de bonheur que je venais de vivre. C’est peut être pour cela que je m’en souviens si précisément cinquante ans après ?
Quand j'ai débarqué à Vitré en novembre 1946, le sol de la place de la gare était en terre battue, et bien sûr pas de rond-point. C'est à cet endroit que j'ai passé mon permis moto que j'ai décrit sur mon blog Keravezen
Amitiés à tous, bisous à la famille.
Papynet